La cybersécurité doit créer un cluster romand

La présence de trois acteurs forts dans le domaine de la cybersécurité dans un rayon de seulement 100 km, sans structure dédiée forte, est un signe fort à lui seul. ELCA, Kudelski et WISeKey montrent que la Suisse romande a une carte à jouer à l’échelle mondiale dans ce domaine-là.

Il s’y ajoute une forte présence des Hautes écoles, non seulement de l’EPFL, mais aussi de l’Université de Genève, de Lausanne, ainsi que d’HES comme la HEIG-VD. Cependant, malgré plusieurs initiatives et la création du Centre for Digital Trust à l’EPFL associant cette institution et plusieurs entreprises importantes du secteur privé, les efforts manquent de coordination.

Comparé à d’autres modèles, notamment en Israël, il manque en particulier un engagement fort de l’Etat. Car un cluster romand de la cybersécurité devait idéalement être chapeauté par un partenariat public-privé. Pour Christophe Gerber, responsable de la cybersécurité d’ELCA, la création d’un cluster est indispensable à l’objectif de créer une alternative crédible aux grands groupes américains. Il s’agit aussi de tirer bénéfice de la neutralité de la Suisse, un aspect qui gagnera en importance, tout comme le lieu de stockage des données, malgré le cloud.

Source : Agefi

Comment se financer via la blockchain sans ICO ?

Utiliser les nouvelles technologies pour lever des fonds sans faire d’ICO: une association romande explique comment faire et veut créer des standards.

Depuis que le bitcoin est devenu grand public, on entend que cette cryptomonnaie inspire de la méfiance, mais que la technologie qui le soutient offre d’immenses promesses. La même croyance se décline aujourd’hui au sujet des ICO, ces levées de fonds en cryptomonnaies qui connaissent un taux élevé d’échecs ou de fraude. C’est sur ce postulat qu’une association est lancée en Suisse romande, avec l’objectif d’expliquer comment une entreprise peut utiliser la technologie de la blockchain pour émettre des actions ou des obligations.

«Nous souhaitons instaurer de bonnes pratiques pour les entreprises petites ou grandes qui recherchent des fonds, en leur indiquant comment elles peuvent utiliser des jetons numériques pour émettre des titres. Cela profitera aussi aux investisseurs, qui pourront mieux comprendre les mécanismes de ces nouvelles levées de fonds», résume le président de la Capital Markets and Technology Association (CMTA), Jacques Iffland, par ailleurs avocat associé de Lenz & Staehelin.

L’étude d’avocats est l’une des trois entités fondatrices de la CMTA, aux côtés de la banque en ligne Swissquote et du spécialiste des logiciels bancaires Temenos, avec le soutien de l’Ecole polytechnique de Lausanne.

Les titres émis par ces nouveaux financements seront des valeurs mobilières classiques, alors que les jetons émis lors d’ICO offrent des droits (de bénéficier des futurs produits de l’entreprise financée par exemple). Le principal atout qu’offre la blockchain tient en un mot: la désintermédiation. Des entreprises pourront elles-mêmes émettre et attribuer des valeurs mobilières, sans l’aide de banques, et donc à un coût moindre.

Source : Le Temps

Les drones : un marché en expansion en Suisse

La Californie a sa Silicon valley, la Suisse une “drone valley“. Cette machine est devenue un outil de travail dans des domaines très variés. Au point que cette industrie emploie quelque 600 personnes.

Utilisés dans des secteurs allant des actions de sauvetage à l’inspection des sites industriels, ces objets volants identifiés ne sont plus de simples jouets. En Suisse, plus de 100’000 drones sont en service. Une pépinière de startups en ont fait leur fond de commerce.

La “drone valley“, qui recense 80 sociétés spécialisées dans cette industrie, s’étend de Lausanne à Zurich grâce notamment aux Ecoles polytechniques fédérales.

“Beaucoup d’entreprises lèvent en ce moment des sommes importantes, ce qui confirme non seulement les succès dans la recherche et dans le lancement d’entreprises, mais aussi que le capital à risque a identifié la région comme prometteuse dans le domaine de la microtechnique et du drone“, indique Jean-Thomas Célette, chef stratégie pour l’entreprise Sensefly.

Source : RTS Info

La Suisse cherche à vendre ses drones high tech

Les drones suisses sont assez peu médiatisés. Ni jouets ni armes de guerre, ils forment pourtant «un large écosystème dans le secteur commercial», assure Nicolas Bideau, responsable de Présence Suisse, l’antenne communication du Département fédéral des Affaires étrangères. Leurs domaines de prédilection: l’agriculture, l’arpentage, l’inspection industrielle, la sécurité, la livraison, la cartographie, le divertissement.

«Comme souvent, l’expertise suisse termine dans une voiture allemande ou un smartphone américain, remarque Nicolas Bideau. D’où un déficit de visibilité pour les start-ups de robotique aérienne.» Pour faire connaître le «génie helvétique» dans le domaine, Présence suisse lance sa campagne Switzerland-Home of drones.

De nombreux évènements organisés par la Suisse sur le thème des drones sont prévus. Ainsi, une réunion internationale du «Drone Innovators Network» du Forum économique mondial (WEF) aura lieu à Zurich fin juin à l’initiative de Doris Leuthard, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC). La Suisse prévoit également une participation groupée de la «Drone Valley Switzerland» au «Consumer Electronics Show» (CES), l’un des plus grands salons mondiaux de l’électronique grand public, qui se tiendra à Las Vegas en 2019. Présence Suisse présentera en outre des plateformes dédiées à la promotion de l’écosystème suisse des drones dans le cadre de la Maison de la Suisse lors des Jeux olympiques d’été de Tokyo en 2020 et du Pavillon suisse lors de l’Exposition universelle de Dubaï en 2020-2021.

Source : Swissinfo