Video – Making Money with Data

David Raedler, a Swiss lawyer who specializes in data protection, discusses the increase in web scraping, a way to extract information from websites. Facebook may have made it its business to collect data. But what if the state was doing it? For Raedler, it might not be a fantasy anymore.

Source & Video : CNN Money Switzerland

Propaganda – La fabrique du consentement – Video ARTE

Comment influencer les foules ? À travers la figure d’Edward Bernays (1891-1995), l’un des inventeurs du marketing et l’auteur de “Propaganda“, un passionnant décryptage des méthodes de la “fabrique du consentement”.

Si les techniques de persuasion des masses apparaissent en Europe à la fin du XIXe siècle pour lutter contre les révoltes ouvrières, elles sont développées aux États-Unis pour convaincre les Américains de s’engager dans la Première Guerre mondiale. Peu connu du grand public, neveu de Sigmund Freud, l’auteur du livre de référence Propaganda et l’un des inventeurs du marketing, Edward Bernays (1891-1995) en fut l’un des principaux théoriciens. Inspirées des codes de la publicité et du divertissement, ces méthodes de “fabrique du consentement” des foules s’adressent aux désirs inconscients de celles-ci. Les industriels s’en emparent pour lutter contre les grèves avec l’objectif de faire adhérer la classe ouvrière au capitalisme et transformer ainsi le citoyen en consommateur. En 2001, le magazine Life classait Edward Bernays parmi les cent personnalités américaines les plus influentes du XXe siècle. Ce documentaire riche en archives retrace, à la lumière d’une analyse critique – dont celle du célèbre linguiste Noam Chomsky –, le parcours de celui qui, entre autres, fit fumer les femmes, inspira le régime nazi, accompagna le New Deal et fut l’artisan du renversement du gouvernement du Guatemala en 1954.

Source et vidéo : ARTE

Le Conseil fédéral admet les risques d’un retard suisse sur la protection des données

Alors que le nouveau règlement européen sur la protection des données (RGPD) entrera en vigueur ce 25 mai, l’agenda législatif suisse qui prévoit une révision de la LPD (Loi fédérale sur la protection des données) inquiète. Vingt-cinq acteurs romands du numérique avaient déjà pressé le Conseil national de reconsidérer le calendrier de mise à jour de ce texte qui date de 1992. Le 15 mars dernier, la conseillère nationale Valérie Piller Carrad (PS, Fribourg) a interpellé le Conseil fédéral quant à l’impact que ce retard législatif pourrait avoir sur la compétitivité des entreprises suisses.

Dans sa réponse formulée au début de ce mois de mai, l’organe exécutif ne se montre absolument pas rassurant sur les conséquences probables du retard du cadre suisse sur le cadre européen. Morceaux choisis:

«Si la Commission européenne arrive à la conclusion […] que la législation suisse n’offre plus un niveau de protection adéquat […] elle pourra révoquer, modifier ou suspendre la décision d’adéquation. Dans un tel cas, la libre circulation des données personnelles entre la Suisse et l’UE ne serait plus garantie. L’économie, et en particulier les PME, s’en trouveraient pénalisées.»

«Si la législation fédérale sur la protection des données ne devait pas être adaptée au standard européen, la sphère privée d’un consommateur établi en Suisse serait moins bien protégée que celle d’un consommateur établi dans l’UE alors qu’ils profitent des mêmes prestations offertes par une entreprise suisse.»

«Un cadre juridique clair facilite les activités économiques. Or un retard dans la révision de la LPD crée une insécurité juridique.»

L’agenda de la révision de la LPD semble néanmoins figé. Le 13 avril dernier, la Commission des institutions politiques du Conseil national a confirmé un planning en deux étapes. Cette commission parlementaire «a adapté la législation suisse aux exigences du droit européen (directive 2016/680)», expliquait-elle dans un communiqué. La mise en oeuvre de cette directive devrait avoir lieu après son examen par le Conseil national lors de la session d’été. Session durant laquelle les députés décideront également s’ils approuvent «la scission du projet de révision du droit de la protection des données.» Le débat reste ouvert…

Source : ICT Journal