Intelligence Economique et politique : mémoire de Bachelor de Kilian Cuche

Cette étude, réalisée dans le cadre du Bachelor en Information Documentaire de la Haute École de Gestion de Genève, a pour objectif de déterminer les pratiques actuelles et les besoins futurs en Intelligence économique (IE) dans les cinq plus grands partis politiques suisses.

Pour mener à bien cette étude, une introduction théorique a été réalisée afin de cerner le sujet et présenter les différentes notions abordées lors de l’enquête. Plus particulièrement l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le domaine de la communication d’influence, des relations publiques et du marketing politique ainsi que leurs liens avec les pratiques d’IE.

Afin de récolter les données, un questionnaire a été envoyé aux parlementaires et secrétariats fédéraux et cantonaux des cinq plus grands partis politiques suisses, à savoir l’UDC, le PS, le PLR, le PDC et Les Verts. De plus, des interviews ont également été menées avec certains politiciens et professionnels afin d’enrichir et approfondir l’analyse.

Voici les résultats importants qui ressortent de cette enquête :

  • Les dangers apportés par les TIC dans les processus politiques ne sont pas compris dans leur globalité ;
  • L’IE est encore une thématique vague pour la classe politique suisse ;
  • Les pratiques en IE ne sont pas uniformes entre les partis politiques ;
  • En comparant les trois piliers de l’IE, on constate des manques de pratiques au niveau de la veille et de la protection des informations par rapport à l’influence ;
  • De manière générale, les prestations en IE ne suscitent pas un grand intérêt auprès de la classe politique suisse

Il reste donc encore un grand travail de sensibilisation à faire concernant l’usage des nouvelles technologies et leur impact sur les processus politiques. De plus, la valeur ajoutée de l’IE est encore trop méconnue de la classe politique. Il est donc nécessaire de continuer à promouvoir cette discipline sur tous les terrains, y compris en dehors de la sphère de l’entreprise.

Un état du marché des entreprises suisses proposant des services qui peuvent répondre aux besoins en IE des partis politiques a également été réalisé. Il se trouve que plus de 3000 entreprises présentes en Suisse sur le marché très large de l’IE (veille, protection, influence) ont été recensées dont 40 qui couvrent complètement le spectre de l’IE. La veille est le domaine de l’IE le moins représenté sur le marché.

Source et document complet : RERO DOC

Using Open Source Data in Developing Competitive and Market Intelligence

The paper seeks to show how the increasingly popular use of data and information acquired from open sources (OS) impacts competitive and marketing intelligence (C/MI). It describes the current state of the art in analysis efforts of open source intelligence (OSINT) in business/commercial enterprises, examines the planning and execution challenges organizations are experiencing associated with effectively using and fusing OSINT in C/MI decision-making processes, and provides guidelines associated with the successful use of OSINT.

Findings – Open sources are useful in marketing analyses because they can be easily accessible, inexpensive, quickly accessed and voluminous in availability. There are several conceptual and practical challenges the analyst faces in employing them. These can be addressed through awareness of these issues as well as a willingness to invest resources into studying how to improve the data gathering/analysis interface.

Practical implications – Marketing analysts increasingly rely on open sources of data in developing plans, strategy and tactics. This article provides a description of the challenges they face in utilizing this data, as well as provides a discussion of the effective practices that some organizations have demonstrated in applying and fusing open sources in their C/MI analysis process.

Originality/value – There are very few papers published focusing on applying OSINT in enterprises for competitive and marketing intelligence purposes. More uniquely, this paper is written from the perspective of the marketing analyst and how they use open source data in the competitive and marketing sense-making process and not the perspective of individuals specialized in gathering these data.

Source : ResearchGate

Quelle place pour les robots dans le monde du travail ?

Comment travaillera-t-on dans vingt ans? Ou plutôt, travaillera-t-on encore d’ici à deux décennies? Les robots se montrent toujours plus efficaces, accomplissent des tâches toujours plus compliquées et, de façon encore plus cruciale, deviennent capables d’apprendre et de développer leurs compétences au fur et à mesure. Au point de nous remplacer tous?

En parallèle, les nouvelles technologies ont changé notre façon de travailler, pour le meilleur – nous permettant une plus grande flexibilité – et pour le pire – en débordant bien au-delà des heures habituelles de travail. La technologie permet aussi une plus grande autonomie et à de plus en plus d’employés de choisir la voie de l’indépendance. Une étude prédit que d’ici à dix ans la majorité des travailleurs américains seront des indépendants.

Face à ces bouleversements en cours, trois experts ont imaginé l’avenir du travail, remettant en question notre relation au travail, notre système de protection sociale, pour la Suisse, et détaillant les facettes du concept d’indépendant. Trois pistes pour envisager un futur largement différent du monde que l’on connaît aujourd’hui, mais pas nécessairement sous de noirs auspices.

Relation au travail

D’ici à vingt ans, «les machines pourront nous débarrasser de beaucoup de travail», affirme Karin Frick, responsable de la recherche à l’Institut Gottlieb Duttweiler (GDI) à Zurich. Avec l’aide du machine learning – ces machines qui apprennent au fur et à mesure –, «nous pourrons produire beaucoup plus en beaucoup moins de temps». Un exemple? Il sera possible de réaliser «l’équivalent d’une semaine de travail en trois heures», imagine la chercheuse.

Protection sociale

Le monde du travail est bouleversé, mais il n’est pas le seul. Avec lui, ou de lui, dépendent d’autres pans de notre système, comme celui de la protection sociale. Le statut de travailleur est central dans ce domaine, qui a été pensé à l’origine pour les ouvriers d’usine, ayant des horaires fixes. Est-ce toujours un critère pertinent avec les changements en cours et ceux qui se profilent? «Il est possible que le taux d’emploi diminue, non pas parce que les gens deviendraient plus fainéants, mais parce que le nombre de places de travail serait réduit par l’automatisation. Dans ce cas, il faut changer de critère pour définir la protection sociale», estime Anne-Sylvie Dupont.

Travail indépendant

Venkatesh Rao imagine que pour les générations nées à partir de 1980, l’indépendance sera la norme, et plus les carrières salariées. Il estime que le taux d’«agents libres» est actuellement de 35% dans les pays développés. Une tendance qui va s’accentuer ces prochaines années. Ce consultant et blogueur basé à Seattle a dessiné ce nouveau système de carrière en l’assimilant à des planètes gravitant autour de la Terre et des fusées s’y déplaçant, le tout fonctionnant dans une hiérarchie.

Source : Le Temps