Deux enjeux pour les données : sécurité & vie privée

Les données produites par nos smartphones, les entreprises et une myriade d’objets connectés ne cesseront d’augmenter, ce qui va créer des risques plus importants pour la sécurité. Les prévisions de Yan Borboën, associé chez PwC et responsable cybersécurité pour la Suisse romande.

Plusieurs sociétés helvétiques tentent de positionner la Suisse comme un coffre-fort numérique. Est-ce pertinent?

Absolument. Notre pays est très stable sur les plans politique et législatif. De plus, l’approvisionnement en électricité est garanti à 100%, ce qui n’est par exemple pas toujours le cas aux Etats-Unis, où il y a parfois des coupures. De plus, on verrait mal les autorités suisses accéder facilement à la requête d’un gouvernement étranger demandant à accéder à des données stockées ici.

Source : Le Temps

Nous avons perdu la bataille pour garder la maîtrise sur nos informations personnelles. L’enjeu, aujourd’hui, c’est de remporter celle visant à réglementer leur utilisation.

Si nous avons déjà perdu la bataille sur le front de la collecte des données, le combat pour l’encadrement de leur utilisation ne fait que commencer. Le temps presse, alors que les experts prédisent une croissance fulgurante des données ces prochaines années, représentant autant de risques pour notre sécurité.

Source : Le Temps

Les Suisses sont mal informés sur les données liées à leur solvabilité

Près de 90% des Suisses ignorent à quel point les entreprises comme les banques, assurances ou boutiques en ligne ont accès aux données sur leur solvabilité, selon un sondage de comparis.ch. Le comparateur de prix a développé un service qui permet aux citoyens de consulter les données les concernant à ce sujet.

“Le client n’a plus de secrets depuis longtemps”, relève Comparis dans un communiqué publié jeudi. Les entreprises ont “toutes une vue sur la solvabilité des consommateurs suisses”, un fait dont ces derniers ne sont le plus souvent pas conscients. Les sociétés peuvent par exemple savoir qui a déjà fait l’objet d’une poursuite ou d’un recouvrement.

Source : Bilan

Une année d’espionnage en Suisse, revue 2018 par Alexis Pfefferlé

Selon l’astrologie chinoise, 2018 était l’année du Chien de terre. Pour les autorités helvétiques, cette année fût surtout celle des espions économiques, adeptes ou non de l’astrologie chinoise.

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Notons également que l’Université de Berne conduit actuellement une étude sur l’espionnage économique en Suisse, en collaboration avec le SRC. Le but de cette étude consiste en un relevé détaillé de la situation, une estimation des impacts financiers et autres dommages, ainsi qu’une évaluation de la qualité de la collaboration entre les entreprises et les autorités. La publication de l’étude est prévue pour fin 2019.

Espérons que les résultats de cette étude provoqueront un électrochoc sous la coupole afin que chaque étudiant et chaque chef d’entreprise, de la start-up à la multinationale, puisse bénéficier au minimum d’une présentation des enjeux et des risques dans le cadre de ce programme Prophylax qui gagne à être connu de tous.

Source et article complet : Le Temps