Stratégie “Suisse numérique”

La numérisation façonne toujours plus notre vie quotidienne. Grâce à son système politique stable et à ses capacités d’innovation très élevées, la Suisse est bien placé pour transposer dans le futur numérique le modèle d’une Suisse ouverte et moderne où il fait bon vivre. La transformation numérique permet un développement durable du pays.

Dans ce contexte, la Stratégie “Suisse numérique” fixe les lignes directrices régissant l’action de l’Etat et indique comment et dans quels domaines les autorités, l’économie, les milieux scientifiques, la société civile et les acteurs politiques doivent collaborer afin que la Suisse puisse tirer pleinement profit de ce processus de transformation.

Le Conseil fédéral souhaite que la Suisse exploite au mieux les possibilités offertes par la numérisation. C’est pourquoi, le 5 septembre 2018, il a adopté sa stratégie “Suisse numérique” pour les deux prochaines années. Dans ce cadre, il créera notamment un groupe de travail sur l’intelligence artificielle et soutiendra des initiatives dans le domaine des villes intelligentes (smart cities). En outre, l’administration fédérale intensifiera le dialogue avec les acteurs intéressés ou concernés, en particulier les cantons.

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Conférence sur l’intelligence artificielle du 27 septembre 2018 au GCSP

Plus de quarante de personnes se sont retrouvées le 27 septembre 2018 au Geneva Centre for Security Policy (GCSP) pour s’entretenir au sujet de l’intelligence artificielle (IA) et de ses impacts sur le renseignement et les professionnels de l’information.

Swissintell Event Artificial Intelligence GCSP

La soirée a été ouverte par Alain Mermoud, nouveau président de l’association. Il a présenté l’équipe qui l’épaule désormais pour permettre le développement de Swissintell. Christopher Cordey s’occupe des finances et des partenariats. Kilian Cuche est responsable pour la stratégie digitale. Les priorités de l’équipe sont l’augmentation du nombre de membres, le développement des partenariats et l’amélioration de la visibilité médiatique au sein des milieux économiques et politiques Cette brève introduction fut également l’occasion de présenter la nouvelle plateforme internet de l’association.

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La parole a par la suite été donnée au Colonel William Gargiullo, représentant le GCSP.

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Après cette entrée en matière, le Dr. Jean-Marc Rickli, responsable de la résilience et des risques globaux en sécurité internationale au GCSP et expert en technologies émergentes et en intelligence artificielle, est entré dans le vif du sujet.

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Son intervention s’est principalement attachée à l’influence de l’IA ainsi qu’aux phénomènes qu’elle provoque et auxquels nous devrons faire face.

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Alors qu’il y a quelques années une action significative devait impliquer une grande masse de personnes, il suffit maintenant d’une seule personne pour influencer un énorme réseau. L’IA pose aussi des questions éthiques en lien avec l’emploi des données personnelles. Elle dispose de toutes les données procurées par les utilisateurs d’objets technologiques. Quelques exemples de dérives ont été présentés. Reste à savoir quelles sont les possibilités pour les éviter.

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Pour les professionnels de l’information, l’IA offre également des opportunités, notamment dans le rétablissement de la vérité dans un contexte de généralisation des fake news, où les manipulations des images et des vidéos peuvent être exacerbées par l’IA. L’Intelligence Economique peut ainsi permettre, par le croisement et recoupement d’informations, de défaire certaines manipulations et d’établir des faits, afin de contribuer à la manifestation de la vérité.

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Militärische Roboter werden die Kriegführung revolutionieren

Die Entwicklung von Robotern und autonomen Waffensystemen schreitet rasch voran. Der Charakter des Krieges, nicht aber dessen Natur, wird markante Veränderungen erfahren. Vertreter aus mehr als 75 Ländern erörtern ab Montag in Genf, wie autonome Waffen international geächtet werden können.

Unbemannte Waffensysteme, die von Algorithmen gesteuert und dank künstlicher Intelligenz in der Lage sind, militärische Aktionen – auch im Verbund mit konventionellen Verbänden – selbständig durchzuführen, könnten das Kriegsbild künftig drastisch verändern. Davon ist jedenfalls der amerikanische Militärfachmann Frank G. Hoffman, der unter anderem mit wegweisenden Studien zur hybriden Kampfführung bekannt geworden ist, überzeugt.

Gegenwärtig sind solche Einsatzmodelle noch Zukunftsmusik. Forschung und Entwicklung der Militärrobotik schreiten aber Hand in Hand mit der zivilen Automobiltechnologie – mit der industriellen Produktion überhaupt – unaufhaltsam voran. Zurzeit verfügen rund neunzig Länder in ihren jeweiligen Streitkräften über unbemannte Luftfahrzeuge, die für ein breites Aufgabenspektrum verwendet werden können; etwas mehr als zwei Dutzend Nationen haben bewaffnete Drohnen in ihren Arsenalen.

Längerfristig, das heisst im Zeitraum von 2031 bis 2040, sollen autonome Waffen- und Aufklärungssysteme gemäss dem zurzeit geltenden Konzept «Robotic and Autonomous Systems Strategy» voll in die amerikanischen Heeresformationen integriert sein, deren Strukturen zweifellos substanziell verändert werden dürften. Dank leistungsfähigen Computern zur Verarbeitung der über eine Vielzahl von Sensoren vermittelten riesigen Datenmengen könnten Roboter Lagen selbständig beurteilen, Entscheide fällen und je nach Entwicklung der Lage ihre Einsatzverfahren anpassen. Luft- und landgestützte Mikroroboter, die wie Alfred Hitchcocks Vögel («The Birds», Film von 1963) in sich selbst organisierenden Schwärmen operieren, werden zu einer Überlastung der gegnerischen Abwehrdispositive führen.

Friktionen, wie sie Carl von Clausewitz in seinem Werk «Vom Kriege» beschrieben hat, werden auch bei Verwendung hochentwickelter technologischer Errungenschaften unausweichlich bleiben. Die Einführung von Robotern und autonomen Systemen wird zwar den Charakter des Krieges, nicht aber seine Natur als gewaltsame, bis auf die Spitze getriebene Auseinandersetzung zwischen gegensätzlichen politischen Vorstellungen mit tragischen Auswirkungen für Mensch und Gesellschaft ändern. Unter diesem Vorzeichen sind die Anstrengungen richtig, die das Internationale Komitee vom Roten Kreuz und die Campaign to Stop Killer Robots zurzeit unternehmen, um autonom operierende Waffensysteme im Rahmen der Uno-Waffenverbotskonvention oder eines Regimes nach dem Vorbild des Ottawa-Prozesses für ein Personenminenverbot zu ächten.

Source : NZZ