Legal framework for distributed ledger technology and blockchain in Switzerland

Distributed ledger technology (DLT) and blockchain technologies are among the remarkableand potentially promising developments in digitalisation. It is predicted that these developments have considerable potential for innovation and enhanced efficiency, both in the financial sector and in other sectors of the economy, although this potential cannot yet be conclusively estimated.

Switzerland is currently one of the leading locations in the area of DLT and blockchain. Especially in the financial sector, a growing fintech and blockchain ecosystem has developed in Switzerland in recent years. The Federal Council intends to further improve the prerequisites so that Switzerland can exploitthe opportunities offered by digitalisation. It thus wants to create the best possible framework conditions so that Switzerland can establish itself and evolve as a leading, innovative and sustainable location for fintech and blockchain companies – and innovative companies in general.

Source & rapport : Admin.ch

Le secteur bancaire entre en plein dans la quatrième révolution industrielle

«L’industrie bancaire est déjà structurellement et économiquement en faillite. La seule solution est une automatisation massive. Elle permet de diminuer la base de coûts, de prendre de meilleures décisions de crédit et de cibler de meilleurs clients.» Ces paroles ont été prononcées par l’ancien patron de la banque anglaise Barclays, Antony Jenkins, lors d’une récente conférence sur la disruption numérique des banques. Maintenant à la tête d’une société de technologie financière (fintech), 10x Future Technologies, Antony Jenkins estime que les coûts, et non l’innovation, représentent la bataille décisive pour le secteur bancaire.

Des économies, l’intelligence artificielle pourrait en permettre jusqu’à 100 milliards de dollars pour les dix plus grandes banques du monde, tout en augmentant leurs revenus d’environ 50 milliards, selon Boston Consulting Group (BCG), dont une division fabrique des algorithmes pour ses clients.

Dans les investissements aussi, le big data est de plus en plus utilisé. «Environ 90% des données mondiales ont été produites au cours des deux dernières années, mais seulement 2% sont analysées actuellement afin d’aider la prise de décision, le potentiel est donc immense», observe Pascal Mischler, qui dirige Goldman Sachs Asset Management en Suisse.

Autre exemple, «un algorithme peut repérer dans un article de journal ou dans une recommandation d’analyste un changement de ton, qui devient par exemple plus pessimiste, par rapport à tous les articles écrits précédemment sur un thème ou par la même personne et donner un signal d’achat ou de vente sur un portefeuille», poursuit Pascal Mischler. La gestion quantitative, qui s’appuie sur des algorithmes, représente 40 milliards de dollars d’actifs chez Goldman Sachs, qui gère un total de 1300 milliards de dollars.

Source : Le Temps

Le banquier augmenté

Pour la banque privée, l’intelligence artificielle et l’analyse de données offrent certainement le plus de perspectives. Bien que nous ne soyons pas acteurs, nous suivons également de près les évolutions de technologies comme la blockchain. Notre réflexion repose sur les mêmes principes que par le passé: comment faire en sorte qu’un banquier soit le plus proche possible de son client? La technologie peut faire émerger ce que nous appelons le «banquier augmenté».

La technologie peut apporter un soutien à l’humain, par exemple en identifiant les informations pertinentes parmi la masse de données, qui a explosé ces dernières années. Elle peut aussi lui permettre de naviguer dans un contexte de plus en plus complexe, sous l’effet des nouvelles réglementations ou des règles fiscales en particulier. Elle peut enfin aider à répondre aux attentes des clients des nouvelles générations, qui désirent une expérience personnalisée avec des contenus dynamiques.

Source : Le Temps

Les initiatives fintech se multiplient auprès des banques suisses

L’initiative de numérisation de Credit Suisse en Suisse a débuté il y a 18 mois, sous la direction d’Anke Bridge-Haux. Son équipe, avec environ 120 employés, s’apprête à lancer de nouvelles innovations, dont un site internet plus personnalisé.

A l’interne, les processus sont simplifiés. «Au début de l’année dernière, nous avons lancé une initiative de «early scanning» avec Swiss Post Solutions, afin de numériser les formulaires que nous recevons physiquement le plus tôt possible dans le traitement. Mais il est aussi possible de travailler avec un logiciel encore plus intelligent qui reconnaît les courriers écrits à la main et les traduit sous forme numérique», explique-t-elle. Quoi qu’il en soit, les deux façons de numériser l’information physique augmentent massivement l’efficacité des processus, les rendant plus rapides, moins chers et aussi moins risqués. Les collaborateurs sont ainsi libérés de tâches ingrates, selon la banque. Grâce à l’IA ou aux robots, le nombre de produits, de services et les opérations connexes qui utiliseront de telles solutions sont en constante augmentation. La banque se penche actuellement sur quelque 200 processus qui peuvent être potentiellement numérisés.

L’intelligence artificielle progresse toutefois davantage dans les processus internes qu’externes de Credit Suisse, constate Anke Bridge-Haux. Un projet d’assistance informatique à l’aide d’un chatbot (Amelia) a été introduit récemment pour les collaborateurs. La plupart des questions concernant l’IT par exemple sont très basiques. Elles peuvent être résolues sans passer par des spécialistes, qui se consacrent désormais aux questions plus complexes. Le système est évolutif. Son degré d’intelligence progresse à chaque appel. Le système a démarré en décembre. Plus de 17 000 questions étaient traitées par Amelia fin janvier. Le système peut répondre correctement à 70-80% des questions. Les bénéfices sont significatifs.

Source : Le Temps

Comment intégrer une fintech dans une banque privée

Les start-up de la fintech insufflent un esprit jeune et disruptif, mais leurs solutions ne font que 10% du chemin et sous-estiment souvent les contraintes réglementaires, informatiques et sécuritaires si bien que finalement une intégration devient complexe et coûteuse, explique Michael Palma, associé commanditaire et membre du comité exécutif de Mirabaud & Cie SA. Un vrai partenariat avec un établissement bancaire dont l’informatique est fermée s’avère à la base compliqué pour des raisons de sécurité mais aussi de structure complexe.

Mirabaud a mené à bien «quelque chose d’atypique» selon Michael Palma, soit l’intégration d’une start-up (EdgeLab) dans une logique de partenariat, en faisant du «nearshoring», c’est-à-dire de l’extension des capacités de développement informatique avec Capgemini, à Valence (Espagne). Le modèle utilisé n’est pas celui du schéma d’acquisition d’un outil Microsoft que l’on achète et que l’on intègre. C’est vraiment un mariage stratégique à long terme qui change la culture de travail et permet de repenser les processus et l’offre d’EdgeLab, selon la banque.

Pour la start-up EdgeLab, à Lausanne, qui emploie 35 collaborateurs, la relation avec Mirabaud est la première avec une banque privée. Sa solution permet au gestionnaire de suivre l’activité de son client à l’aide d’un tableau de bord moderne. Sur son écran, le conseiller observe en permanence les indicateurs qui l’amènent à modifier ou non le portefeuille. Il dispose notamment d’informations clés, permettant de suivre l’évolution du risque du portefeuille par rapport au profil de risque du client, les échéances obligataires qui arrivent à maturité, des titres nouvellement recommandés à la vente par la recherche financière de la banque ou encore des propositions d’investissement à partager avec le client.

Source : Le Temps