Une année d’espionnage en Suisse, revue 2018 par Alexis Pfefferlé

Selon l’astrologie chinoise, 2018 était l’année du Chien de terre. Pour les autorités helvétiques, cette année fût surtout celle des espions économiques, adeptes ou non de l’astrologie chinoise.

[…]

Notons également que l’Université de Berne conduit actuellement une étude sur l’espionnage économique en Suisse, en collaboration avec le SRC. Le but de cette étude consiste en un relevé détaillé de la situation, une estimation des impacts financiers et autres dommages, ainsi qu’une évaluation de la qualité de la collaboration entre les entreprises et les autorités. La publication de l’étude est prévue pour fin 2019.

Espérons que les résultats de cette étude provoqueront un électrochoc sous la coupole afin que chaque étudiant et chaque chef d’entreprise, de la start-up à la multinationale, puisse bénéficier au minimum d’une présentation des enjeux et des risques dans le cadre de ce programme Prophylax qui gagne à être connu de tous.

Source et article complet : Le Temps

Ehemaliger Geheimdienstchef sagt, die Schweiz sei für schönes Wetter aufgestellt

Herr Regli, sind Sie froh, dass Sie in den 1990er Jahren Nachrichtendienstchef waren, als die Welt noch übersichtlicher schien?

Die sicherheitspolitische Lage war im Kalten Krieg und in den Jahren danach einigermassen voraussehbar. Die diffuse Gefahrenlage von heute macht die Aufgabe des Nachrichtendienstes (NDB) schwieriger. Der Druck, ja keine Fehleinschätzung vorzunehmen, ist höher als zu meiner Zeit. Aber die Aufgabe würde mich auch heute durchaus noch reizen.

2018 wurden Aktivitäten des russischen Militärgeheimdienstes GRU in der Schweiz bekannt. Ein Cyberangriff auf das Labor Spiez konnte vereitelt werden. Wie beurteilen Sie den Fall?

Spioniert wurde schon immer, das gehört zum Wesen der Politik. Die Medien hatten das bloss vergessen. Putins arrogante und aggressive Machtpolitik bereitet mir allerdings Sorgen. Dass die Niederlande und die Schweiz seine nachlässigen GRU-Agenten auffliegen liessen, ist ein klares Zeichen gegen aussen: so nicht! Wir müssen zudem wachsam sein gegenüber den Gefahren im Cyber. Ich denke dabei nicht nur an Spionage und die Bedrohung der kritischen Infrastruktur, sondern auch an den Einsatz von Trollen und Spin-Doctors in sozialen Netzwerken. Mit ihnen sollen ganze Gesellschaften destabilisiert und Wahlen beeinflusst werden, wie wir das zuletzt in den USA oder in Deutschland gesehen haben.

Source : NZZ

Les espions chinois font du repérage sur les réseaux sociaux

L’internet sert aussi à recruter des taupes. Les espions «recoupent différentes informations sur les réseaux sociaux, en particulier LinkedIn, pour déceler les profils susceptibles de révéler des informations stratégiques sur les entreprises ou milieux académiques où ils travaillent», dit Alain Mermoud, président de Swissintell, une association suisse de professionnels de l’intelligence économique.

Leur cible préférée? «Le cadre frustré qui vit en désaccord, voire en conflit, avec son employeur.» Les Etats-Unis, l’Allemagne et la Grande-Bretagne ont tous identifié des tentatives de recrutement sur LinkedIn menées par des agents chinois. De même que la Suisse: dans son rapport 2018, le Service du renseignement de la Confédération (SRC) constate «une activité accrue des groupes de hackers chinois à l’encontre d’intérêts suisses». Sont visées les entreprises exportatrices et les organisations internationales siégeant en Suisse.

Source : Le Temps