Deux enjeux pour les données : sécurité & vie privée

Les données produites par nos smartphones, les entreprises et une myriade d’objets connectés ne cesseront d’augmenter, ce qui va créer des risques plus importants pour la sécurité. Les prévisions de Yan Borboën, associé chez PwC et responsable cybersécurité pour la Suisse romande.

Plusieurs sociétés helvétiques tentent de positionner la Suisse comme un coffre-fort numérique. Est-ce pertinent?

Absolument. Notre pays est très stable sur les plans politique et législatif. De plus, l’approvisionnement en électricité est garanti à 100%, ce qui n’est par exemple pas toujours le cas aux Etats-Unis, où il y a parfois des coupures. De plus, on verrait mal les autorités suisses accéder facilement à la requête d’un gouvernement étranger demandant à accéder à des données stockées ici.

Source : Le Temps

Nous avons perdu la bataille pour garder la maîtrise sur nos informations personnelles. L’enjeu, aujourd’hui, c’est de remporter celle visant à réglementer leur utilisation.

Si nous avons déjà perdu la bataille sur le front de la collecte des données, le combat pour l’encadrement de leur utilisation ne fait que commencer. Le temps presse, alors que les experts prédisent une croissance fulgurante des données ces prochaines années, représentant autant de risques pour notre sécurité.

Source : Le Temps

Face au géant Huawei, doit-on craindre pour l’indépendance de nos réseaux?

Alors que l’opérateur Sunrise collabore en Suisse avec Huawei, géant chinois de la téléphonie mobile, ce dernier est accusé par les Etats-Unis d’espionner pour le compte du pouvoir central de Pékin. Interview de Christophe Gerber, vice-directeur de l’entreprise ELCA Informatique.

Source : FORUM RTS

Vers un réseau national de données sécurisées

La Suisse devrait se doter d’un réseau national de données sécurisées. Confédération et cantons devraient ainsi mieux pouvoir communiquer en cas de crise.

Actuellement, les autorités responsables de la protection de la population sont souvent obligées d’utiliser les réseaux publics, dont la sécurité et la disponibilité ne sont pas garanties. Plusieurs exercices ont montré que, si une panne de courant devait advenir, les systèmes de télécommunication seraient relativement inefficaces.

Le nouveau système doit combler les lacunes. Il doit garantir la télécommunication et l’échange de données à large bande lors d’une catastrophe ou d’une crise.

En cas de panne de courant, une alimentation de secours pour toute l’infrastructure du réseau permettra désormais d’alimenter le système durant au moins quatorze jours. L’isolation par rapport à tous les autres réseaux, comme Internet, renforcera la protection contre les cyberattaques.

Source : Le Matin