Un radar pour surveiller la croissance des startups suisses

Monitorer l’ensemble des startups suisses, mesurer leur réussite, analyser leurs levées de fonds, appréhender leur survie, comparer avec les écosystèmes étrangers: voici la tâche à laquelle le portail Startup Ticker et le professeur de l’UNIL Michael Rockinger se sont attelés avec le Swiss Startup Radar.

«La collecte de données sur les startups est extrêmement utile: ce type d’études donne des éclairages uniques et fiables sur l’écosystème des startups émergentes, offrant des informations détaillées et des mises à jour régulières sur leurs caractéristiques de base, toujours avec une méthodologie apte à mener des comparaisons», insistait en 2016 Andrus Ansip, vice-président de la Commission européenne pour le marché unique digital.

Le Swiss Startup Radar, fort de 200 pages et décliné en trois langues (allemand, français et anglais), peut être téléchargé dès maintenant sur Startupticker.ch et être commandé à l’adresse news@startupticker.ch.

Source : Bilan

Intelligence Economique et politique : mémoire de Bachelor de Kilian Cuche

Cette étude, réalisée dans le cadre du Bachelor en Information Documentaire de la Haute École de Gestion de Genève, a pour objectif de déterminer les pratiques actuelles et les besoins futurs en Intelligence économique (IE) dans les cinq plus grands partis politiques suisses.

Pour mener à bien cette étude, une introduction théorique a été réalisée afin de cerner le sujet et présenter les différentes notions abordées lors de l’enquête. Plus particulièrement l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le domaine de la communication d’influence, des relations publiques et du marketing politique ainsi que leurs liens avec les pratiques d’IE.

Afin de récolter les données, un questionnaire a été envoyé aux parlementaires et secrétariats fédéraux et cantonaux des cinq plus grands partis politiques suisses, à savoir l’UDC, le PS, le PLR, le PDC et Les Verts. De plus, des interviews ont également été menées avec certains politiciens et professionnels afin d’enrichir et approfondir l’analyse.

Voici les résultats importants qui ressortent de cette enquête :

  • Les dangers apportés par les TIC dans les processus politiques ne sont pas compris dans leur globalité ;
  • L’IE est encore une thématique vague pour la classe politique suisse ;
  • Les pratiques en IE ne sont pas uniformes entre les partis politiques ;
  • En comparant les trois piliers de l’IE, on constate des manques de pratiques au niveau de la veille et de la protection des informations par rapport à l’influence ;
  • De manière générale, les prestations en IE ne suscitent pas un grand intérêt auprès de la classe politique suisse

Il reste donc encore un grand travail de sensibilisation à faire concernant l’usage des nouvelles technologies et leur impact sur les processus politiques. De plus, la valeur ajoutée de l’IE est encore trop méconnue de la classe politique. Il est donc nécessaire de continuer à promouvoir cette discipline sur tous les terrains, y compris en dehors de la sphère de l’entreprise.

Un état du marché des entreprises suisses proposant des services qui peuvent répondre aux besoins en IE des partis politiques a également été réalisé. Il se trouve que plus de 3000 entreprises présentes en Suisse sur le marché très large de l’IE (veille, protection, influence) ont été recensées dont 40 qui couvrent complètement le spectre de l’IE. La veille est le domaine de l’IE le moins représenté sur le marché.

Source et document complet : RERO DOC